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History of Secret Societies · Chapter 2

Chapitre premier

The elements of the mob
Lucien de La Hodde (1808–1865) · Translated by: John W. Phelps (Philadelphia: Lippincott, 1856)public domain
Original Français

Chapitre premierDénombrement des corps d'émeute. — Les Étudiants. — Les Impuissants. — Les Bohèmes. — Le Peuple souverain. — Les Gobe-Mouches. — Les Mécontents. — Les Réfugiés politiques. — Les Bandits. Quoi qu'on fasse, il est bien certain qu'aucun régime n'évitera chez nous la plaie des conspirations. Une foule de gens trouveront toujours que le pire gouvernement est celui qu'ils ont, et comme ces gens pensent que tous nos bouleversements ont été l'ouvrage des associations secrètes, ils tiennent ces dernières en singulière estime. Par le fait, aucune de nos révolutions, depuis soixante ans, n'est l'œuvre des conspirateurs. Quoique cela puisse paraître un blasphème aux grognards de l'émeute, nous le tenons pour parfaitement exact. Il n'y a qu'un faiseur de révolutions en France, c'est le Paris sophiste, paresseux, désappointé, vagabond ou malfaiteur, que nous connaissons tous. Ce Paris ne bouleverse pas l'Etat à jour dit et d'après un plan arrêté; chaque fois qu'il prend l'initiative, il est écrasé à l'instant : témoins juin 1832, mai 1839 et trois ou quatre autres échauffourées. Pour qu'il réussisse, il faut que la bourgeoisie, par colère, comme en 1830; par inconséquence, comme en 1848, mette l'insurrection en train. Il faut surtout que la providence permette de ces faits hors de toute prévision, parmi lesquels nous citerons une royauté qui cède à la révolte sans combat. Ce Paris, toujours aux aguets pour prendre au cou et étouffer le pouvoir existant, se décompose de la manière suivante : 1°. Ce qu'on appelle la Jeunesse des écoles. Il est de genre chez ces messieurs d'être contre le gouvernement; beaucoup se trouveraient ridicules d'avoir les idées du bourgeois leur voisin, qui défend ce qui existe, parce que cela le fait vivre honorablement, lui et sa famille; et puis la jeunesse des écoles aime le bruit, les coups, les événements; elle tient à ce qu'on la reconnaisse à ces traits. Il y a les traditions du Pré aux Clercs qu'il ne faut pas laisser perdre. C'est de l'enfantillage dont on pourrait s'amuser, si ces jeunes gens, tant par leur courage réel que par le prestige qu'on leur accorde; et par leur facilité à devenir les instruments des factieux, ne pesaient d'un certain poids dans les révolutions. Tout le monde sait aussi bien que nous que la majorité des étudiants s'occupe de droit et de médecine, et non de réformer l'Etat à coups de fusil; aussi, en parlant de la jeunesse des écoles, ne désignons-nous que cette catégorie dont les journaux anarchiques se font les flatteurs intéressés; c'est-à-dire celle qui parade au club, aux manifestations et ailleurs. Les étudiants qui étudient n'ont jamais eu l'honneur d'attirer l'attention des rédacteurs patriotes. La jeunesse des écoles a des chefs dont les uns n'ont jamais pris d'inscriptions, dont les autres n'en prennent plus depuis dix ans; ils vont habituellement au bureau des feuilles pures, et y reçoivent des instructions. Quand un mot d'ordre leur est donné, ils accourent à tous les estaminets du quartier Latin, où ils sont sûrs de trouver leurs pareils, une partie de la jeunesse ayant encore l'habitude des cours; les meneurs s'y rendent aussi, et y répandent quelques billets qui, passés de main en main, avertissent à la fois les fidèles et ceux que la curiosité peut tenter. Des bruits ont couru sur la translation des écoles hors de Paris. Le gouvernement qui prendra cette mesure, aura coupé un des bras du Briarée insurrectionnel. Les Anglais, qui ont le génie de l'ordre et de la tranquillité, ont depuis long-temps privé leur capitale de ces hôtes intéressants, mais dangereux. En dehors de la question politique, le gouvernement peut se dire que les étudiants, uniquement occupés de parties de billard et de manœuvres révolutionnaires, seraient beaucoup mieux en province, sous l'œil de leurs parents, qu'à Paris; et que ceux dont les goûts d'étude sont sérieux, n'ont aucunement besoin des distractions par trop nombreuses de la capitale. 2°. Les Impuissants. Dans cette classe se groupent les avocats sans cause, les médecins sans consultations, les écrivains sans lecteurs, les marchands sans clients, et la troupe de gens naïfs qui aspirent au rôle d'hommes d'Etat, après avoir étudié la politique dans les journaux. Parmi eux, les uns sont capables, mais trouvent intolérable d'arriver comme la foule, par la persévérance; les autres sont incapables, et ce sont les plus ardents et les plus ambitieux. Tous sont impuissants, parce que le premier signe de la force c'est la patience. Les organisateurs de sociétés secrètes et de plans insurrectionnels, sortent de cette catégorie. 3°. Les Bohèmes. Il existe un peu partout, mais surtout chez nous, une classe de fantaisistes ayant horreur de la vie ordinaire. Le commun des hommes comprend que le repos et le plaisir ne sont que la récompense du travail et de la privation; eux prétendent ne jamais travailler et toujours jouir. Comme cette vie, pour être pratiquée convenablement, demanderait de grosses rentes qu'ils n'ont pas, ils constituent une sorte de truanderie dont les estaminets borgnes sont la cour des miracles. La province compte peu de ces individus, ils s'abattent tous dans la capitale, seul endroit où la fainéantise florisse, où certains cynismes puissent vivre à l'aise. Dire dans quels lieux se recrute cette variété sociale, n'est pas facile; elle sort de n'importe où, du haut comme du bas. Quelques-uns de ses membres restent à peu près honnêtes, quand ils n'ont pas trop de tempérament, ou que le courage du crime leur manque; la plupart ont des instincts de débauches qu'ils satisfont à tout prix. C'est dans cette catégorie qu'on trouve les chefs de sections, les commandants de barricades, etc. 4°. Le Peuple souverain, c'est-à-dire l'ouvrier natif de Paris, ou qui s'est acclimaté dans les faubourgs. Brave par nature, batailleur par habitude, il se fait une bonne fortune de tout tumulte politique. Un sentiment d'indépendance hautaine, accru par la lecture des rapsodies révolutionnaires, le rend impatient du frein et de l'autorité. Il n'aime jamais le maître qui l'emploie et il déteste généralement tous les autres; les riches, les dignitaires et les gouvernements en général, il se croit tenu de les exécrer. Nous n'inventons pas ce portrait; M. Louis Blanc qui s'y connaît, déclare que le peuple est brutal et grossier; or, il n'est qu'un peuple pour M. Louis Blanc et ses pareils, c'est celui de Paris. L'organisateur du travail ajoute, il est vrai, que ce n'est pas la faute du peuple s'il est fait ainsi; d'accord. C'est même chose étonnante qu'avec ses deux importantes qualités, le courage et l'intelligence, le peuple parisien soit si déplorablement policé. Les socialistes francs font l'aveu du fait; s'ils voulaient ouvrir les yeux et pousser la franchise jusqu'au bout, ils avoueraient bien aussi quels sont ceux qui en sont cause. Inutile de dire que cet ouvrier, grossier, brutal, querelleur, ignorant du devoir, en révolte contre le droit, n'est pas en majorité dans Paris; nous ne parlons que de ce peuple flagorné par les patriotes, de celui qu'on appelle et qui se croit très sérieusement, à lui seul, le maître des destinées du pays. 5°. Les Gobe-Mouches. C'est une classe plus à plaindre qu'à maudire. Braves gens au fond, ils entendent dire par M. Bareste, faiseur d'almanachs, que le pays est affreusement gouverné; par M. Proudhon, détestable mystificateur, que la propriété c'est le vol; par M. Ledru-Rollin, millionnaire couvert de créanciers, que les patriotes meurent de faim. Chaque jour, des journaux niais ou effrontés leur font voir blanc en pleines ténèbres, ou noir quand le jour luit; le même mensonge, retourné de cent mille manières, la même duperie dorée de cent mille façons, sont débités, offerts chaque matin du ton le plus naturel, de l'air de conviction le plus rassurant; les amis sont là qui appuyent; on ne lit pas les feuilles de l'opinion contraire, parce qu'elles sont vendues; si l'on reçoit un bon conseil, il provient d'un repu ou d'un mouchard; et ainsi, une masse de braves gens, nés pour tout autre chose, se livrent aux sottises et aux aventures, troublant misérablement leur vie et celle des autres. Gobe-mouches politiques et socialistes, depuis le garde national, qui fait venir la République au cri de : Vive la réforme! jusqu'au citoyen naïf qui croit à la queue phalanstérienne, il y en a de toutes les classes et de toutes les couleurs. Ces pauvres gens servent de levier, de plastron ou d'appoint aux révolutions. 6°. Les Mécontents. Cette classe se compose d'éléments infinis, mais nous voulons surtout parler des personnes que la chute des anciens gouvernements a froissées dans leurs intérêts ou leurs affections; tous, tant s'en faut, ne sont pas acquis à l'insurrection comme soldats, mais le plus grand nombre y pousse, les uns par des excitations, les autres par des subventions. Ces derniers, hommes d'expérience routinés aux pratiques de la vie politique, sont trop habiles pour laisser trace de leurs manœuvres. Instructions, conseils, secours, tout cela n'arrive que de troisième ou de quatrième main. La police seule a suivi dans l'ombre la traînée d'écus et d'intrigues; mais encore ne parvient-elle que rarement à prendre les machinateurs sur le fait. Ces hommes, qui sont les vrais lépreux de la politique, sont incontestablement le plus grand danger de tout gouvernement. 7°. Les Réfugiés politiques. C'est un virus que la France s'est inoculé et qui ajoute à sa maladie révolutionnaire. Les fauteurs de révoltes de toutes les nations, recueillis chez nous par une générosité imprudente, y poussent constamment aux insurrections, sachant bien qu'un bouleversement en France sert de signal aux autres pays. 8°. Les Bandits. L'état social d'un pays, en temps de révolution, est toujours fort trouble et les malfaiteurs y font bonne pêche. Quelques braves gens, au milieu d'un 24 février, mettent bien sur des écriteaux : Mort aux voleurs ! mais cela n'empêche pas que tous les châles de Mme la duchesse d'Orléans ne soient filoutés, que les vins en tonneaux de M. Duchâtel ne soient mis à sec, et qu'on ne vende dans toute l'Europe les bijoux de la famille d'Orléans. Que certains émeutiers cherchent alors à faire la police, c'est vrai; rendons justice à qui de droit; mais la belle avance ! Il faudrait connaître la figure et les allures des gens qui vivent du bien d'autrui; or, tous ces messieurs se transforment en chauds patriotes quand la bataille est dans Paris. Ils arrivent, giberne aux flancs, fusil au poignet, et demandent la garde des bons endroits, se réservant de choisir l'heure pour agir. Un fait certain c'est que les voleurs ne sont pas ceux qui profitent le moins des insurrections. De très dignes gens, après avoir crié : Vive la Charte ! vive la Réforme! et s'être exposés au feu, s'en retournent tout fiers et vont mourir de faim dans leurs galetas; de très parfaits coquins, au contraire, la révolution faite, se trouvent avoir de quoi vivre honorablement de leurs rentes. On peut donc tenir pour assuré que le corps des voleurs, filous et assassins de Paris, ne manque jamais de faire partie des héros quand vient une révolution. Ces huit subdivisions nous paraissent former l'ensemble des forces habituelles de l'insurrection; il arrive assez souvent qu'elles donnent ensemble; toutefois cela est soumis aux circonstances; quand l'affaire semble mal engagée, certains corps s'abstiennent, mais quand elle a bonne tournure et que le succès se dessine, il faut s'attendre à trouver toute l'armée en ligne.

original voice · unchanged · Paris: Julien, Lanier et Cie, 1850 — University of Ottawa / Toronto copy (Internet Archive)
English translation

The elements of the mobEnumeration of the elements which constitute the mob. — The students. — The imbeciles. — The gypsies. — The sovereign people. — The fly-catchers. — The disaffected. — Political refugees. — The bandits. Whatever may be done to the contrary, it is very certain that no form of government among us will ever escape the pest of conspiracies; for there is always a large class of men who think that the government under which they live is the worst one that they could have; and as these men also think that all our insurrections have been the work of secret societies, these societies are hence held by them in very particular esteem. But, in fact, not one of our revolutions, during the last sixty years, has been the work of conspirators. However blasphemous this assertion may appear to the grumblers of the mob, we hold it to be irrefragably true. There is but one maker of revolutions in France, and that is Paris; idle, sophistical, disappointed, restless, evil-minded Paris. We all know her. But this Paris does not overthrow the government on a fixed day, and according to a settled plan; for every time she takes the initiative she is crushed at once. Witness the affair of June, 1832; of May, 1839; and several other similar affrays. To meet with success, it is necessary that the bourgeoisie, either in a fit of passion, as in 1830, or from a misdirection of ideas, as in 1848, should set the insurrection in motion. And above all, Providence itself must permit one of those incomprehensible contingencies — such, for instance, as that of sovereign power giving way to a revolt without the test of a combat. This Paris, which is always lying in wait to seize power by the throat and strangle it, is composed of the following elements, viz: 1. The Youth of the Schools, as they are called. — It is the nature of these gentlemen to be opposed to the government. The most of them would consider it ridiculous to have the same ideas as their neighbor, the bourgeois, who defends the existing order of things, because they give him and his family the means of an honest livelihood. And then, schoolboys, we know, are fond of noise, fracas, and sudden events, and, indeed, they expect to be recognized by such traits. Every one has heard of their traditions of the Pré aux Clercs; they are a species of puerility which would be amusing if these young men, as well by their real courage as from the prestige which is accorded them, and from the facility with which they become instruments in the hands of the factious, did not, in fact, possess a considerable weight in our revolutions. The majority of students, it is well known, are occupied in the study of law, of medicine, or some other science, and not in reforming the government at the point of the bayonet; hence, in speaking of the youth of the schools, we mean only those of whom the anarchical journals take it upon themselves to be the interested flatterers — those who parade at the clubs, political meetings, and other rude places. The students who are occupied with their studies, have never had the honor of attracting the attention of our patriot editors. The youth of the schools have their chiefs; some of whom have never taken the papers, and others have ceased to take them for the last ten years, for they go directly to the pure fountain-head, to the offices of the papers themselves, and there receive their instructions. When an order of the day is given, they hasten to all the estaminets in the Latin quarter of the town, where they are sure to meet with their fellows — some of the youths of the schools frequent such places, too; the leaders resort thither also, and then are distributed those documents which, at one and the same time, enlighten the faithful, and invite the curious. Rumors have spread that the schools are to be removed beyond the limits of Paris; and it is certain that the government might thus cut off one of the arms of the insurrectional Briareus. The English, who have a genius for order and public tranquillity, have long since excluded from their capital this interesting but rather dangerous portion of the community. Besides the political question involved, it is a sufficient reason for the government, that those students who now spend their time at billiards, or in revolutionary manoeuvres, would be much better off in the provinces, under the eyes of their parents, than at Paris; and that those who really wish to devote themselves to study, have no need of the too numerous distractions of the capital. 2. The Imbeciles. — In this class are included lawyers without clients, doctors without patients, writers without readers, merchants without customers, and all that troop of hopeful men, who, having studied their parts in the politics of the newspapers, aspire to enact them as men of the State. Some few of them are indeed, capable of the posts to which they aspire, but they find it intolerable to arrive at them like the rest of the crowd, by diligence and perseverance. Others of their number are not capable, and these are by far the most ardent and ambitious. They are all imbecile, for they fail in the first evidence of strength, which is patience. The organizers of secret societies, and schemers of insurrection, come from this class. 3. The Gypsies. — These exist everywhere, and especially among us — a class of imaginative persons, who have an utter horror of ordinary life. The generality of mortals usually understand that pleasure and repose are the rewards only of labor and privation; but the gypsies expect never to work, and always to enjoy. As this kind of life, however, in order to be conveniently practised, requires some fat rents, which they have not, they are obliged to have recourse to the expedient of establishing a sort of vagrancy, of which the obscurest estaminets become the courts of miracles. The provinces count but a few of these individuals; for they generally alight upon the capital, the only place where idleness flourishes, and where certain wickednesses thrive at their ease. To determine from what quarter this variety of the social world comes, is not easy; it comes, from no matter where, from the highest as well as the lowest. Some few of them remain very nearly honest men, especially if they are not of too excitable a temperament, or are wanting in the courage of crime; but the greater part of them have the instincts of debauchees, which they gratify at all hazards. It is in this class that are found the chiefs of sections, the commandants of barricades, etc. 4. The Sovereign People — that is to say, the workmen of Paris, either native or those who have become acclimated in the suburbs. — Brave by nature, and a fighter by habit, the workman expects to make a fortune out of every political tumult. A lofty sentiment of independence, acquired by the reading of revolutionary rhapsodies, renders him impatient of the restraints of authority. He never likes the master by whom he is employed, generally detests all others; and the rich and the dignitaries of the government he considers himself bound to execrate. This is not a mere portrait of our own inventing, for M. Louis Blanc, who will recognize some of his own workmanship in it, declares that the people is gross and brutal. Now there is but one people for M. Louis Blanc, and men of his like, and that people is the people of Paris. This organizer of labor adds, it is true, that it is not the fault of the people that they are so. Agreed. But it is something very astonishing, that with two such important qualities, courage and intelligence, the people of Paris should remain so deplorably deficient in polish. Those socialists who are candid, frankly confess the fact, and if they would open their eyes and confess the whole truth, they would acknowledge that they themselves are the cause of it. It is useless to deny that this workman, gross, brutal, quarrelsome, ignorant of his duty, in opposition always to the law, is not in the majority in Paris; we mean, of course, of those who are wheedled by the patriots — those who are told, and really believe it themselves, that they alone are the masters of the destinies of the country. 5. The Fly-Catchers. — This is a class of persons who are rather to be pitied than condemned. They are good men at bottom, but they listen to M. Bareste, maker of almanacs, who tells them that the country is horribly governed; to M. Proudhon, that detestable mystifier, who tells them that property is theft; to M. Ledru-Rollin, a millionaire overwhelmed with debts, who tells them that the patriots are dying from hunger. Through foolish or shameless newspapers, they are made to see every day that black is white, and white black; the same falsehood presented in a hundred different ways, the same deception practised in a hundred different forms, is offered to them every morning, in the most natural manner in the world — with the most perfect air of assurance; the friends are near to support the cause; the papers of the opposite opinion are never read, because they are sold; if good advice happens to be given, that comes from a renegade or a spy; and thus a large mass of honest men give themselves up to foolish schemes, harassing miserably their own lives, and those of others. From the National Guard which introduces the Republic with the shout of "Hurrah for reform !" down to the innocent citizen who swallows everything that is told him, they are Fly-Catchers, political and socialist, from every class of society, and of every shade and variety of color and complexion. These honest souls serve as the lever, as the plastron, or as the make-weights of the revolutions. 6. The Disaffected. — This class, also, is composed of an infinitude of elements; but we design especially to speak of those persons who, by the fall of former governments, have been injured either in their fortunes or affections. They never take a part in the insurrection as mere common soldiers; some are led into it for the sake of excitement, and others for a consideration. These latter, men practised in the routine of political life, are too skilful to leave any traces of their manœuvres. Instructions, advice, material aid, everything of this kind, reaches its destination among them only from the third or fourth person. The police alone has been able to follow this train of bribes and intrigues into its obscure shades; but thus far it has seldom been able to detect the plotters in the fact. These men, who are the very leprosy of the body politic, are incontestably the most dangerous of all others to every government. 7. Political Refugees. — This class of men is a virus with which France has become inoculated, and which adds to her revolutionary maladies. The abettors of revolt from all countries, drawn among us by an imprudent generosity on our part, are constantly busied in fomenting insurrections; knowing well that a disturbance in France is a signal to other countries. 8. The Bandits. — The social condition of a country is always very much disturbed during revolutionary times, and it is then, in particular, that malefactors have rare picking. A few good men, it is true, during the disturbances of February, posted up notices of "Death to Robbers!" but this did not prevent the Duchess of Orleans' shawls from being stolen, nor the wine-casks of M. Duchatel from being emptied, nor the jewels of the family of Orleans from being sold throughout Europe. That some few of the mob endeavored to preserve the police cannot be denied; we render justice to whom it is due. But what a fine pretension is here set up! Ah! we must know these fellows who live upon the wealth of others. No sooner does the disturbance break forth, than, seized with patriotic zeal, they rush with a lantern in one hand and a musket in the other, demanding only to be posted at the best places, reserving the time and mode of action to themselves. But robbers are not the only ones who profit by an insurrection. There are a few well-meaning men, it is true, who, after having shouted, "Hurrah for the charter! Hurrah for reform!" and having borne the brunt of the fight, then withdraw, in all the pride of integrity, to die in their garrets; but there are some very accomplished rascals, on the other hand, who, when the revolution is over, are found living in comfortable ease on their suddenly acquired rents. Indeed, it is beyond a doubt that the thieves, robbers, and assassins of Paris never fail to furnish some of the heroes of our revolutions. Such, then, are the eight divisions of the forces which are usually employed in an insurrection. Sometimes they may be seen all assembled together; but this depends upon circumstances; for, if the affair appears to be badly managed, some of the forces draw off, but when things take a favorable turn, and success seems probable, then the whole army may be found drawn up in line.

translated by: John W. Phelps (Philadelphia: Lippincott, 1856) · 1856 · public-domain translation
Original textPublic domain. Lucien de La Hodde † 1865 · hayat + 70 → TR · AB · UK · ABD
Source textParis: Julien, Lanier et Cie, 1850 — University of Ottawa / Toronto copy (Internet Archive) — archive.org · Opened: 2026-10-07
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